Notre commune est en danger !

Démissionner pour l’intérêt général, une décision pleine de gravité

Lors de la campagne de l’élection municipale, en mars 2014, nous vous proposions un beau projet,

bien vivre, ensemble, dans notre ville

Nous nous engagions pour vous, avec vous, à garder la Ville au service de ses habitants.
Fait peu courant à cette époque, dans un contexte pourtant déjà difficile, l’ancienne municipalité avait laissé des finances très saines. Notre ville pouvait compter sur une capacité très rare de financement de ses projets sans recours à l’emprunt.

Élus d’opposition municipale, notre idéal de ville en tête, malgré les conditions de travail indignes qui nous étaient réservées, nous avons dénoncé avec force et dignité les abus mais aussi voté les décisions quand elles étaient dans l’intérêt de notre commune.
Notre travail a toujours été sérieux, intègre et sincère. Trop souvent malheureusement il nous a fallu montrer les contradictions et les choix aberrants du maire et de ses conseillers. Nous n’avons bien sûr rien eu à redire concernant les rares projets bien ficelés, budgétés, ceux remis clés en main par l’ancienne municipalité : la nouvelle école maternelle, les travaux de rénovation de certaines voiries. Madame Jacquet se les est très facilement attribués pour compenser le vide de son action.
Nous avons aussi utilisé notre droit de parole pour contester certains choix budgétaires. Des décisions catastrophiques, qui ont déjà mené en un an à la perte de 1,3 M€ sur les fonds propres de notre ville.
Lors de nos rencontres, vous avez souvent partagé ces craintes de mauvaise gestion du maire.

Notre ambition du  bien vivre, ensemble, dans notre ville s’est heurtée à l’obscurantisme, la démagogie, l’incompétence de Madame Jacquet, le maire.

Durant 18 mois, ce ne furent que :

  • droit d’expression de l’opposition bafoué ; par exemple : espace d’expression de seulement trois phrases dans le bulletin municipal, micro coupé pendant le conseil municipal, … ! Pourquoi bâillonner notre parole ? Nous dérangeons ?
  • mensonges et non respect de la parole donnée, notamment en conseil municipal ;
  • trucages procéduriers pour empêcher les élus de s’exprimer, rejet systématique de la faute sur les services ;
  • participation à des commissions réduites à leur plus simple expression, sans aucun projet présenté.

Nous refusons de cautionner plus longtemps les dérives de
la politique de ce maire  par :

  • son absence de vision de la Ville : Mme Jacquet passe son temps à commander des études, des audits, une consultation téléphonique pour tâter le pouls de la population, tout ça pour l’aider, dit-elle, à prendre une décision… en 2017 !
  • ses choix budgétaires autoritaires, irrationnels et inconséquents : le seul grand projet des deux premières années est la création de terrains de foot synthétiques pour la somme extravagante de 1,5 million d’euros, sans avis de la commission d’appel d’offres !
  • son déni permanent de démocratie : les décisions sont prises dans le bureau du maire, avec les directeurs fraîchement embauchés ; les adjoints peuvent encore faire de la figuration en ville, mais attention à ne pas faire de l’ombre à Mme Jacquet. C’est elle qui a donné délégation et qui la retire quand on ose donner un avis contraire. Ceci étant dit pour la majorité, imaginez alors comment sont considérés les conseillers d’opposition !…

La liste Artigues J’Aime a débattu longtemps de la question de la démission de ses membres.

Une question difficile. Posée et débattue démocratiquement dans le groupe.
La quasi-unanimité s’est dégagée pour la démission.
27 des membres de la liste Artigues J’Aime ont décidé de se retirer. Aucun d’eux ne viendra siéger au prochain conseil municipal.
Restent deux des colistiers qui ne partagent pas cette vision de la démocratie et qui en ont décidé autrement. On aurait pu penser que la solidarité du groupe -sans lequel ils ne seraient pas là- aurait commandé qu’ils démissionnent eux aussi.
C’est leur choix personnel.
Ils participeront à leur manière au maintien en place du maire quelque temps encore.

Le temps est désormais compté

Depuis un an, la mise à l’écart des élus les plus motivés a fragilisé et discrédité le maire et son dernier cercle. « Le bateau a tangué », a-t-elle déclaré récemment en réunion publique, ignorant que le bateau n’a plus de barre, est manœuvré par un équipage rare et inexpérimenté, peu motivé (déjà des absences au premier conseil municipal). Et son capitaine navigue sans brevet ni radar.
À ce jour, sur les 58 membres des deux listes qui ont sollicité vos suffrages, 36 ont démissionné (9 de son équipe et  27 colistiers Artigues J’Aime , soit 60%) et refusent de cautionner plus longtemps ce comportement autocratique qui mène notre commune au désastre.
Avec une majorité municipale réduite à 20 élus, une seule démission de plus provoquera la dissolution par le préfet et donc de nouvelles élections. On imagine l’ambiance maintenant dans le groupe majoritaire…
Chacun a la main sur le détonateur avec l’énorme pouvoir de faire « sauter » le conseil municipal et son maire. La commune est prise en otage par n’importe lequel des 19 conseillers de la majorité. Les Artiguais peuvent-ils accepter cela, dans une ville de 8 000 habitants ?
Nous invitons les Artiguais à venir nombreux réclamer la démission du conseil municipal lors de sa prochaine séance, si toutefois la situation n’a pas explosé d’ici là !
Le combat contre la politique intolérable de Madame Jacquet, nous allons le continuer sous d’autres formes, auprès de vous, avec vous.
Un engagement dont nous vous proposerons très bientôt les modalités.

Dominique LESBATS, Marie-France BOUYSSOU, Vincent LE QUÉRÉ, Françoise COHEN, Éric BELET, Corine LESBATS, Jean-Claude BERGOUGNOUX, Claire WINTER, Thierry LUREAUD, Jocelyne NAUD, Jean-Louis BERTHOMÉ, Michèle ITEY, Céline CHAUVINEAU, Alain GARNIER, Magali LAGASSAT, Omar SEGHROUCHNI, Marie-Dominique BRENET, Julien ESCOBESSA, Éliane PEYRAT, William GIL, Sandrine FERNANDEZ, Marie GAULON, Laurent LABOYE, Laurence VIGIER, José TORRES, Hélène RICHARD, Olivier MURAT

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3 commentaires pour Notre commune est en danger !

  1. Elodie dit :

    Bonjour,
    Dans votre lettre aux artiguais vous dénoncez les choix extravagants de Mme le maire comme les 1,5M € pour le terrain de foot. En quoi est ce extravagant ?
    Votre projet de salle omnisports aurait couté combien, lui ? Quelle sera l’incidence sur notre feuille d’impôts pour cette gabegie dénoncée, Et votre projet combien d’€ ?
    Pour que le terrain en synthétique se fasse, il a bien fallu que le conseil municipal le vote ! Alors qui a voté ??
    Là où je vous rejoins c’est sur le dénie de fonctionnement démocratique. Mme Jacquet écrivait dans son programme: « Consultation renforcée des artiguais-es, les grands projets doivent être soumis aux artiguais-es, plutôt que d’être imposés ».
    Élodie.

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    • domlesbats dit :

      Madame,
      Ce qui est extravagant, c’est que Madame Jacquet consacre une telle somme à un équipement existant, qui méritait une réfection, certainement, mais d’une autre nature. L’école de football fonctionne encore actuellement et depuis plusieurs années à Lestrille. Pourquoi avoir pris le parti d’occuper encore de la place dans notre parc pour y déplacer des équipements opérationnels ailleurs ?
      Le budget du projet de Mme le maire a été voté par 15 voix « pour » et 14 voix « contre ». Parmi les voix « pour », on notera celle de l’Adjoint aux Associations et au Sport, président du club de foot, qui n’a pas jamais voulu en séance du conseil voir de difficulté à être ainsi juge et partie, et qui a pu ainsi lui-même promouvoir cette opération en faveur de son club. Vous voyez au décompte très serré que chaque voix était nécessaire au maire…
      Plusieurs clubs de sports collectifs en salle ne disposent plus de locaux pour permettre à toutes leurs équipes de s’entrainer ou jouer. Ils ont dû refuser des adhésions de jeunes en cette rentrée. C’est très dommage. Pour la promotion de ces sports, la construction d’une deuxième salle omnisport (environ 2,5M€) achevée à mi-mandat aurait permis la promotion de leurs activités. D’ailleurs, à l’entendre, Mme Jacquet n’a pas renoncé à cette construction elle aussi…
      Dominique Lesbats

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  2. GAUSSET dit :

    bonjour
    excellent papier, les 2 seuls élus restant ne représentent qu’eux mêmes et leurs ambitions personnelles.
    Bon courage

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