L’avenir se complique au conseil municipal

Sudouest

Édition journal Sud-Ouest du 15 octobre 2015

Alain Poiret refuse de rejoindre les rangs de la majorité

Et voilà un nouvel épisode dans la vie très agitée du conseil municipal d’Artigues.

Au soir du mardi 29 septembre, la maire (Communauté d’Avenir) Anne-Lise Jacquet cite le nom de nouveaux élus venant remplacer dans les rangs de sa minorité huit démissionnaires. Parmi ces nouveaux venus, elle ne peut que nommer Alain Poiret, lequel est absent. Le dimanche suivant, sur notre demande, elle énumère l’identité de six nouveaux collègues que nous reproduisons entre guillemets (« Sud-Ouest » du lundi 5 octobre). Mardi en fiAlain Poiretn d’après-midi, Alain Poiret est (enfin) décidé à réagir à cette information qui relève plus de la désinformation. « J’avais adressé une lettre de démission à la mairie et à la préfecture le mardi 22 septembre mais comme celle-ci n’était pas suffisamment explicite, j’en ai adressé une seconde cette fois uniquement à la préfecture le vendredi 25 ».

La préfecture de la Gironde nous confirme « les avoir reçues » avant de donner une lecture plus juste, « M. Alain Poiret renonce à occuper un siège de conseiller municipal d’Artigues ainsi que sa position sur la liste l’y autorise ». Et basta ! Aujourd’hui, la majorité ne compte plus que 20 sièges. Et l’opposition n’en a qu’un depuis la démission, en date du samedi 3 octobre, de cinq élus lesquels, avec la rétractation de M. Poiret, vont croire un peu plus à leur espoir de voir avant le terme du mandat des élections municipales à Artigues. La règle étant que le préfet peut en décider ou non à partir du moment où un tiers des conseillers municipaux n’est pas remplacé, soit dix dans le cas d’Artigues.

Hier après-midi, la maire Anne-Lise Jacquet a adopté la politique de l’autruche. N’étant pas en possession de la deuxième lettre de son colistier, elle dit « pour moi, Alain Poiret fait partie du conseil municipal ». « On s’est parlé, je n’ai pas de problème avec lui, poursuit-elle. Ses obligations professionnelles font qu’il n’est pas disponible pour prendre ses fonctions municipales et j’espère qu’il pourra occuper son siège dès qu’il sera moins pris ». Elle n’exclut pas en même temps la réalité de M. Poiret lequel indique clairement « ne plus vouloir faire partie du conseil municipal ». « La première lettre d’Alain Poiret était confuse, il ne parlait pas de démission mais de son intention de quitter le groupe Communauté d’Avenir », se disculpe la maire Anne-Lise Jacquet alors que cela relève désormais du détail.

M. Poiret revient sur son courrier : « J’ai adressé cette lettre quand j’ai su que des élus de l’opposition allaient démissionner parce que je ne voulais pas être celui qui allait faire basculer la situation ». Une précaution qui ne l’empêche pas de justifier la sienne du fait que « la madame Jacquet de 2008, aux côtés de laquelle j’ai siégé pendant six ans dans les rangs de l’opposition n’est plus la même depuis qu’elle est maire ».

Dominique ANDRIEUX

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2 commentaires pour L’avenir se complique au conseil municipal

  1. Alain Garnier dit :

    Le prochain conseil municipal devrait être plein d’enseignements sur la capacité de la majorité municipale (du moins ce qu’il en reste) à poursuivre son activité sereinement et efficacement dans notre commune.
    En effet, alors que nombre de « cadres » de la liste initiale ont démissionné et sont devenus les plus fervents opposants de madame le maire, il va lui falloir énormément d’énergie pour poursuivre son projet. Projet d’ailleurs extrêmement ténu: rien au delà du luxueux ensemble de terrains de football synthétique…
    Afin que chacun se fasse une idée de la faiblesse de l’équipe municipale résiduelle (à peine quatre ou cinq conseillers actifs en conseil), j’invite les artiguais à surveiller les panneaux signalant le prochain conseil municipal (on parle du 24/11/2015, à confirmer) pour y assister et comprendre que l’aventure Jacquet ne peut plus durer en l’état.

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    • Alain Garnier dit :

      Je précise ma pensée concernant les terrains de football: si chaque sportif Artiguais a droit à des équipements de qualité, cela ne peut se faire que dans un équilibre entre les différents clubs. Or ce n’est pas le cas : d’un côté un très fort investissement qui n’augmentera pas la capacité pour les footballeurs (seulement la disponibilité de l’équipement en cas de mauvais temps), de l’autre trois clubs (basketball, handball, tennis de table) qui se partagent le gymnase Nelson Paillou totalement saturé. Pourquoi ce choix ?
      Enfin, Madame le maire a été élue avec une équipe et sur un projet bâti avec cette équipe, aujourd’hui disloquée. Une attitude républicaine consisterait à se représenter devant les électeurs avec une nouvelle équipe et un nouveau projet. Si les Artiguais apprécient son action, alors ils la rééliront, elle retrouvera ainsi une vraie sérénité pour administrer la ville. En l’état actuel, elle est suspendue au bon vouloir de ses colistiers, situation qui ne peut déboucher que sur une catastrophe pour la gestion communale.
      Madame Jacquet, ayez ce courage.

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