« Réunions de quartiers », épisode 1, Lestrille

Nous avons récemment évoqué le principe et les modalités des réunions de quartiers réapparues en mars dernier après 3 ans de suspension de ces rencontres (notre article publié le 25 avril dernier).

Nous souhaitons également vous restituer le contenu des échanges intervenus entre les Artiguais et le maire en fin de chacune de ces 3 réunions… après que le maire ait longuement valorisé son bilan en première partie de chacune de ces 3 soirées.

Nous commençons ces restitutions par la réunion du mercredi 22 mars 2017 de 19H à 20H30 au château Lestrille concernant les quartiers Moulin d’Antoune, Lestrille, Técheney et Peyrou.

Questions des Artiguais(es) / réponses du maire

Avenir de l’entrepôt de 4 000 bouteilles de gaz installé par la société CD TRANS avenue du Peyrou depuis le 26 décembre 2016 (en provenance de Bassens) : le maire affirme que la société CD TRANS est d’accord pour quitter le site qui est inadapté à ce type d’activité, qu’elle en a discuté avec ses dirigeants, avec le Préfet, et avec la DREAL (ministère de l’environnement ), ainsi qu’avec le propriétaire du terrain (SCI Saint Michel) loué à CD TRANS ; depuis la réunion publique organisée en mairie suite à la réaction des riverains fin janvier (Lire nos articles : Ils n’ont pas rassuré, Les voisins de CD TRANS craignent une explosion, France Bleue Gironde-depot-de-gaz-cd-trans, Interview de Mme Jacquet à France Bleue Gironde) le maire a mené des discussion avec d’autres maires dont celui d’Ambès pour localiser des terrains acceptables pour cette activité dangereuse ; CD TRANS cherche un terrain à acheter ; CD TRANS bénéficie toutefois d’un bail de 18 mois (jusqu’à l’été 2018) ; le maire annonce « suivre le dossier au jour le jour », selon son expression.

Protections phoniques le long de la N 89 – des riverains du quartier Moulin d’Antoune demandent une extension des murs protecteurs prochainement installés le long de la route nationale jusqu’à la zone commerciale du Millac (concessionnaire AUDI), la section de l’échangeur 26 étant génératrice de bruits très importants : le maire répond qu’elle verra le maire de Lormont Jean Touzeau très rapidement (« la semaine prochaine ») pour que les deux communes sollicitent l’État ; elle ajoute que le réaménagement de la  sortie 26 de la rocade (aujourd’hui saturée et dangereuse) pourrait être financé à moyen terme.

Annonce par la presse de projets de logements sur la zone de la Blancherie boulevard Feydeau : le maire explique la situation de ces terrains appartenant à la ville de Cenon, que cette dernière a mis en vente. Cela entraîne la fermeture définitive de la piscine ainsi que le déplacement des terrains de foot ultérieurement. Quant à elle, la Métropole a gelé ce secteur, comme deux autres sur la rive droite (à Bassens et Ambarès) afin d’implanter une nouvelle aire de grand passage pour les gens du voyage sur 4 hectares (presque la moitié des terrains propriété de Cenon) et a inscrit cette réservation dans le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) voté par les élus de la Métropole le 16 décembre 2016 (les deux maires d’Artigues et de Cenon ont naturellement voté contre le PLU) ;  parallèlement, la mairie de Cenon a retenu l’offre d’achat proposée par le promoteur PICHET qui accepte de payer 14 millions et demi pour l’ensemble des 9 hectares afin d’y construire 580 logements soit plus de 2000 nouveaux habitants, au milieu de nuisances environnementales (rocade, incinérateur, ligne haute tension) et qui déborderaient les capacités d’accueil de la commune ; le maire précise qu’elle a fait part au président de la Métropole Alain JUPPE de son refus du projet pour les gens du voyage au motif que les convois de caravane seraient inacceptables pour les voiries de la commune, et au maire de Cenon Alain DAVID de son refus d’un projet de logements (le PLU prévoit le développement d’activités économiques) ; le maire étant responsable de la signature des permis de construire sur ces parcelles faisant partie du territoire d’Artigues, elle refusera tout permis pour ces deux projets.

Magasin Intermarché : le maire profite du dossier Blancherie pour annoncer qu’un permis de construire sera déposé par le groupe Intermarché pour un nouveau bâtiment plus grand sur le même site qu’aujourd’hui (sur les friches à proximité immédiate du magasin actuel) d’ici septembre-octobre prochains et qu’elle proposera une réunion publique de présentation de ce « beau projet qualitatif avec une forte intégration paysagère » (sic).

Voiries inadaptées et insuffisantes, donc saturées, pour une Métropole en forte croissance : plusieurs témoignages de riverains dénoncent l’insuffisante régulation du trafic routier dans le quartier et la dégradation de l’état des voiries :

  • avenue Técheneytrafic excessif, présence de camions : le maire considère que l’étalement urbain est responsable de ces problèmes et met en avant les efforts que vont faire les collectivités (Métropole, communauté d’agglomération du Libournais) pour organiser et réguler les déplacements ;
  • avenue du Peyroutrafic dangereux de véhicules et de camions ne respectant pas les limitations contre lequel le maire a été sollicitée plusieurs fois depuis 2014 :  le maire répond qu’une étude d’aménagement et de requalification est en cours par les services de la Métropole pour la partie haute de l’avenue et qu’elle va être présentée aux élus puis à la population (coût élevé : plusieurs millions d’euros, pris en charge par le contrat de co-développement Métropole/commune) ; elle ajoute qu’un réaménagement du passage souterrain (cheminement piétons + vélos) sous la N 89 complété d’un cheminement piétons jusqu’à l’Allée des Vendangeurs sera réalisé après la construction des murs anti-bruit (2017-2018) ; le maire affirme qu’un contrôle de l’état de la voirie (nids de poules) va être immédiatement réalisé par les services de la commune pour saisir la Métropole, et qu’un contrôle du flux de camions des enseignes locales sera réalisé par la police municipale (police nationale mobilisée sur d’autres missions) ;
  • avenue de Lestrille passage de camions pourtant interdits, saturation sur le carrefour avec l’avenue du Peyrou : le maire pense profiter de la présence des services de l’État pendant la construction des murs anti bruit pour les sensibiliser aux difficultés de l’échangeur 1 de la N 89.

Pistes cyclables à respecter (stationnement des voitures sur les pistes, entretien des haies débordant sur les pistes) : le maire demande à la population d’informer la mairie par courriels pour que la police municipale verbalise (Pensez à dénoncer votre voisin!!!!).

Desserte de la commune par les bus TBM 67 et 63 – anomalies fréquentes sur ces 2 lignes (retards, passages non assurés) et regrets sur l’absence de desserte directe entre le quartier et la Buttinière en journée, depuis 2015 ; le maire dénonce la délégation du service de transports publics confiée à la société KEOLIS dont les résultats sont insuffisants en particulier pour la rive droite et qui ne fait aucun effort pour ces lignes locales («  pour les faire mourir » !) ; elle affirme se battre pour relancer la ligne 67 (commentaire de l’AJA : étonnant alors de l’avoir elle-même réduite aux matin et soir en 2015) et optimiser les lignes 63 et 67 ;  elle regrette qu’en 1995 la commune n’ait pas fait le choix du tram (rien de moins !) ; elle admet que des « petits bus » suffiraient mais les mêmes matériels sont utilisés sur d’autres lignes à plus forte fréquentation ; elle pense qu’une amélioration du service pourrait être obtenue par le réseau des transports départementaux (lignes TRANSGIRONDE qui traversent la commune) et elle demande que les Artiguais puissent les utiliser (commentaire AJA : c’est déjà possible…), que des arrêts de bus communs aux deux réseaux soient installés (commentaire AJA : c’est déjà le cas… certes pas assez) et qu’une tarification commune entre les deux réseaux soit développée (commentaire AJA : proposition intéressante, démarche entamée entre les collectivités).

Nuisances sonores du magasin BRICODEPOT – l’entrepôt de matériaux à l’extérieur du magasin génère des nuisances quotidiennes et les engagements verbaux de la direction du magasin ne sont pas respectés : le maire s’engage à les rencontrer (un riverain a proposé de l’accompagner) pour leur faire installer des protections (murs de parpaings pleins par exemple).

Accueil enfants au château Lestrille (périscolaire des mercredis et vacances scolaires) générateur de nuisances sonores pour les riverains : le maire répond que ces nuisances existaient quand l’école du club de football y organisait ses activités.

Aménagement de l’allée de Diane – le maire donne des informations sur les travaux : la fragilité des pins parasols, encore constatée en février dernier avec la chute d’un arbre sur la murette d’un riverain, et leur caractère intrusif pour la voirie, oblige à les remplacer par des espèces plus adaptées ; de plus, la voirie va être réaménagée pour sécuriser cyclistes et piétons.

Écoulement du ruisseau du Moulinat sous les ponts situés avenue du Moulin d’Antoune gêné par des obstacles : le maire déplore le permis accordé par la mairie de Lormont à Aquitanis « en zone inondable », et elle attend avec impatience les services de la DIRA pour désencombrer les ponts.

 

 

 

 

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