Débat ? Vous avez dit débat ?

Le débat d’orientations budgétaires 2018, sujet principal de la séance du conseil municipal réuni le 6 décembre dernier, n’a pas eu lieu ! Même le journal SUD-OUEST le reconnaît qui titre « Pour le débat, on repassera… », et en affirmant que « ce n’est pas à Artigues qu’il faut aller pour entendre des forces politiques échanger, c’est comme ça depuis 2014 ».

Pour sa part au débat, Madame le maire s’est contentée de lire un document très général. Elle n’a pu masquer l’effondrement du niveau communal d’investissements qui aura été divisé par deux en 3 ans ;  seulement 1 100 000€ sont programmés en 2018, sans aucune réalisation majeure, et on a désormais la certitude que ce mandat s’achèvera avec un seul investissement (démesuré ! plus de 1,5 million €, avec des marchés publics jamais présentés en commission), celui de ce terrain de foot synthétique si décrié, même par ses utilisateurs désormais. Et sur lequel le maire aura refusé de répondre à la question légitime de l’opposition sur son impact sur la santé des pratiquants.

Quant au projet urbain de reconfiguration du centre ville de la commune, objet d’une réunion publique le 30 novembre dernier où la création d’un groupe scolaire de 15 classes dans le parc Bétailhe (espace boisé classé en grande partie !) fut annoncée comme la solution évidente à tous les problèmes de la commune, on a compris pendant ce conseil qu’après les pré-études en 2015, les études en 2016, les études opérationnelles en 2017, 2018 sera l’année d’une nouvelle « concertation », repoussant à 2020-2030 tout changement potentiel significatif. Évidemment, puisque la capacité d’investissement de notre commune s’affaisse chaque année un peu plus, sous la pression de la masse salariale non maîtrisée (l’image d’une dizaine de cadres municipaux assis derrière le maire à chaque séance du conseil continue de surprendre). Les associations à qui ont été promises une nouvelle salle omnisports et un nouveau dojo vont devoir patienter plusieurs années…

Madame le maire a par ailleurs réaffirmé son refus de signer tout permis de construire, alors même qu’elle a accordé en septembre un permis pour un immeuble de 3 niveaux (11,35 mètres de haut – 4 650 m2 de surfaces de locaux d’activité) à l’angle de l’avenue de Virecourt et de la rue de la Blancherie sans un mot d’information en conseil municipal… Et qu’elle s’apprête à autoriser INTERMARCHE à construire un nouveau magasin une fois et demie plus grand que l’installation actuelle (revenant sur sa position d’avant son élection, occultant totalement l’impact sur les commerces de proximité artiguais).

Donc… Encore une séance expédiée en un temps record, sans aucune information pour les élus… ni les citoyens.

Les sujets d’actualité locale ne manquaient pourtant pas : la volonté de la majorité municipale de revenir à la semaine de 4 jours dans nos écoles, le transfert du dépôt de bouteilles de gaz de la société CD TRANS installé avenue du Peyrou sur un secteur moins exposé attendu depuis un an par les Artiguais, la vente de l’hôtel Formule 1 avenue du Mirail à l’ADOMA société contrôlée par l’État en charge de l’accueil des réfugiés, l’installation des gens du voyage autour de l’ex-piscine de la Blancherie, la mise en place par la municipalité du comité consultatif annoncée depuis un an et dont on n’a toujours aucune nouvelle…

La prochaine séance consacrée au vote du budget 2018, annoncée autour du 20 décembre, permettra-t-elle enfin de combler ce manque de transparence et de débat ? Rien n’est moins certain.

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